Développement durable: une semaine pour prendre des bonnes habitudes

PARIS (AP) – A l’occasion de la Semaine du développement durable, les Français sont invités à modifier leurs comportements, non seulement pour protéger l’environnement mais également garantir le progrès social. Une nécessité alors que les activités humaines ne cessent de dégrader la nature et que les inégalités se creusent.

Le terme « développement durable » est apparu pour la première fois en 1987 dans le rapport Brundtland des Nations unies. Il qualifiait alors ce concept de « développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la possibilité, pour les générations à venir, de pouvoir répondre à leurs propres besoins ». Le principe avait été repris lors du Sommet de la Terre à Rio en 1992.

Pour sa quatrième édition, qui débutait ce lundi, la Semaine du développement durable réunit 1.400 initiatives, avec un Top 100 regroupant les plus « exemplaires ». Des spots devaient être diffusés sur les radios et les grandes chaînes.

Parallèlement, le ministère de l’Ecologie a publié deux documents de sensibilisation à destination du grand public. Le premier, destiné aux adultes et diffusé à 250.000 exemplaires dont 50.000 dans les bureaux de Poste, fournit des informations sur les gestes citoyens à faire dans sa vie quotidienne. Le second est un petit livret destiné aux enfants qui utilise Babar l’éléphant pour parler d’environnement. Il est diffusé à 450.000 exemplaires.

Préserver les milieux naturels, boire l’eau du robinet (qui évite les emballages), vérifier sa consommation d’énergie ou encore acheter des véhicules au moteur moins puissant sont autant de conseils de bon sens qui peuvent être mis en oeuvre, rappellent le ministère de l’Ecologie dans le premier guide, réalisé en partenariat avec notamment l’ADEME, le quotidien « Metro » ou Gaz de France.

Selon une enquête menée par l’institut TNS-MédiaIntelligence pour le compte d’Ethicity, agence conseil en développement durable, les Français se disent plutôt engagés. Ainsi, 71,5% d’entre eux, contre 43,5% l’an dernier, affirment veiller à réduire leur consommation d’énergie, tandis que 69,6% (44,5% en 2005) disent faire attention à diminuer leur consommation d’eau. Par ailleurs, 80% trient régulièrement leurs déchets, soit une hausse de 17,9%.

Ils sont en outre 64,8% à privilégier les marques qui ont une véritable éthique (+15 points). Le sondage, réalisé en mars auprès de 4.500 personnes âgées de 15 à 70 ans par voie postale, révèle que 83,9% disent choisir des produits respectueux de l’environnement (80% en 2005).

et il y a urgence à agir, notamment en matière d’environnement. En effet, 34.000 espèces végétales et 5.200 espèces animales sont menacées par les activités humaines, alors qu’un sac plastique jeté dans la nature mettra 100 ans pour se décomposer. En France, on estime à 290kg la quantité de déchets stockés et incinérés par personne et par an. Chaque jour, un ménage jette 10 emballages.

Quant aux inégalités sociales, elles se creusent dans un monde qui compte encore 12% d’adultes analphabètes en 2006 et où 30% de la population est privée d’eau potable. AP