Impact économique du réchauffement

Grande-Bretagne: publication lundi d’un rapport sur l’impact économique du réchauffement climatique

LONDRES (AP) – Le réchauffement de la planète est aujourd’hui une réalité et le débat sur son éventualité n’a plus lieu d’être, a estimé dimanche le ministre britannique de l’Environnement, à la veille de la remise d’un rapport commandé par le gouvernement de Tony Blair sur l’impact économique de ce phénomène climatique.

« Je pense que le débat scientifique sur le réchauffement climatique est aujourd’hui terminé et que le débat populaire s’achève également », a déclaré David Miliband, sur Sky News, estimant qu’une action à l’échelle internationale était aujourd’hui nécessaire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

David Miliband s’exprimait à la veille de la remise du « Rapport Stern » commandé il y a plusieurs mois par le chancelier de l’Echiquier (ministre des Finances) Gordon Brown à l’économiste Nicolas Stern pour évaluer l’impact économique du réchauffement de la planète.

Selon « The Observer », le rapport de 700 pages conclut que le réchauffement climatique pourrait coûter plusieurs milliers de milliards de dollars à l’économie mondiale et entraîner une récession dans l’avenir.

D’après le journal dominical, le rapport affirme que le monde doit consacrer 1% du Produit intérieur brut (PIB) de la planète -soit environ 349 milliards de dollars (274 milliards d’euros)- pour lutter contre le réchauffement afin d’éviter que la facture ne se chiffre en milliers de milliards.

Le document rédigé par Nicolas Stern prône également la signature d’un accord devant succéder au protocole de Kyoto dès l’année prochaine, et pas en 2010 ou 2011 comme prévu, en raison de l’urgence du problème, selon « The Observer ».

A ce titre, il appelle l’administration Bush, qui refuse de ratifier le protocole de Kyoto, à accentuer son action contre le réchauffement climatique.

Dimanche, le quotidien britannique « The Mail on Sunday », citant un courrier du ministre de l’Environnement à Gordon Brown, annonce par ailleurs que le gouvernement de Tony Blair pourrait créer de nouvelles « taxes vertes » pour lutter contre le changement climatique. Ces nouveaux impôts concerneraient les vols aériens à bas prix, l’essence et les véhicules polluants, selon « The Mail on Sunday ». AP

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