Les femmes enceintes devraient travailler moins, selon une étude médicale

LA HAYE (AFP) – Les femmes enceintes qui travaillent à plein temps dans un environnement stressant devraient réduire leur travail à moins de 24 heures par semaine pendant leur grossesse afin de ne pas nuire à la santé de leur bébé, selon une étude néerlandaise rendue publique vendredi.

D’après les résultats de cette étude, les femmes enceintes qui travaillent plus de 32 heures par semaine dans un environnement stressant ont plus de risques d’accoucher de bébés pleurant excessivement et pesant moins que le poids moyen normal à la naissance, et sont plus sujettes à des complications lors de l’accouchement.
L’étude, réalisée auprès de 7.000 futures mamans à Amsterdam, montre clairement une tendance des femmes stressées à mettre au monde des bébés d’un poids inférieur à la normale.
Le poids de ces bébés est en moyenne inférieur de près de 150 grammes à la normale, comme c’est le cas pour les bébés dont la maman fumait pendant sa grossesse, a expliqué Gouke Bonsel, responsable de l’étude, au quotidien De Volkskrant publié vendredi.
Ce poids inférieur du bébé présente des dangers car, selon les chercheurs, il entraîne à l’âge adulte une tendance à la surcharge pondérale, qui à son tour augmente les risques de diabète et de problèmes cardiovasculaires.
Gouke Bonsel, qui a mis sur pied le programme de recherche Amsterdam Born Children and their Development (ABCD, Enfants nés à Amsterdam et leur développement), recommande aux femmes de travailler moins lors de leur grossesse.
« Si elles veulent jouer la carte de la sécurité, je leur dirais de ne pas travailler plus de 24 heures (par semaine, ndlr), une semaine de trois jours », a-t-il déclaré.
L’étude démontre également un lien clair entre la quantité de stress éprouvée par la femme et le risque accru d’avoir un bébé pleurant excessivement.
Un autre risque pour les futures mamans stressées au travail est la pré-éclampsie, qui augmente dangereusement la pression artérielle et est constatée dans 2% à 3% des grossesses. Elle provoque près de 60.000 décès chaque année dans le monde.
Pour établir le degré de stress, l’étude néerlandaise a utilisé des questionnaires identiques pour toutes les femmes et le contrôle d’hormones qui permettent de mesurer la tension, tels que le cortisol.