Réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20%

Les Vingt-Sept sont d’accord sur un objectif chiffré pour l’après-Kyoto

Les ministres s’engagent sur le principe d’une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020. Ils se disent même prêts à aller jusqu’à moins 30% si les autres pays industrialisés leur emboîtent le pas. Alors que les scientifiques prédisent davantage de catastrophes naturelles liées au changement climatique, l’Europe affiche sa bonne volonté mais cela pourrait ne pas suffir. Sigmar Gabriel, le ministre allemand de l’Environnement : « Il faut encore discuter d’un certain nombre de points, et notamment de la question de savoir comment nous répartirons la charge, le fardeau qui nous incombera ensuite pour atteindre ces objectifs au sein de l’Union européenne. » En clair, le Conseil a boté en touche sur l’essentiel, à savoir quelle sera la répartition pour chaque Etat-membre. Or certains pays, comme la Hongrie et la Pologne, jugent d’ores et déjà l’objectif global trop ambitieux. Du coup, la présidence allemande de l’Union se prépare à faire des compromis. Tous les pays n’auraient par exemple pas forcément la même année de référence, 1990 étant théoriquement l’année retenue pour calculer les taux de réduction. Les Vingt-Sept ont tout de même approuvé aussi l’idée de faire grimper à 10% la part des biocarburants en Europe. Quant à savoir si les Etats-Unis suivront, malgré leur rejet de Kyoto, rien n’est moins sûr. Au début du mois, Washington se targuait de faire mieux que les Européens dans la réduction des émissions de CO2 provenant des combustibles fossiles. Les Etats-Unis n’en restent pas moins le premier pollueur de la planète.