La gestion des risques au sein des entreprises

Quels sont les risques auquel une entreprise peut être confrontés, en voici une petite liste qui va vous permettre de comprendre l’ampleur du sujet abordé.

Les risques peuvent être :

  • liés à l’utilisation de nouvelles technologies (informatique, télécommunication…)
  • liés à l’accroissement des échanges extérieurs
  • liés au renforcement des contraintes juridiques.

Pour les petites entreprises, ces sources de risques sont renforcées par la double tendance des grandes entreprises à externaliser davantage leur production et aux donneurs d’ordres à transférer une partie du risque sur leurs sous-traitants.

Ceux-ci sont liés au marché conjoncturel des assurances qui est :
– augmenter les primes
– augmenter les franchises
– et diminuer les garanties.

Il est donc aujourd’hui nécessaire d’intégrer la gestion des risques dans toutes les entreprises.
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1. – L’ETAT D’ESPRIT A DEVELOPPER :

On pense toujours à l’aspect négatif des risques, mais la prise de risques fait partie de nos vies tous les jours car elle peut être source de progrès et d’amélioration.
Cependant comme il faut vivre avec son temps, il est également nécessaire de tenir compte des nouvelles menaces telle que l’utilisation de l’informatique, des télécommunications et des modes.

On peut donc observer deux types de risques :
– Les risques spéculatifs (investissement, nouveaux marchés – produit…).
– Les risques purs (définis traditionnellement par le résultat du hasard), seulement si c’était le fruit du hasard, nous ne seriez pas ici à lire ces quelques lignes d’explication. Les incendies, explosions, atteintes à l’environnement, produits défectueux qui sont engendrés par l’entreprise et son activité sont le fruit de concours de circonstances sur lesquels il est possible d’agir de manière préventive ou nécessitant une couverture financière.

Le risque 0 n’existe pas, d’autant qu’il résulte d’une probabilité et non d’un fait. Chaque risque doit être mesuré en terme relatif, et global.

La gestion du risque est un état d’esprit, qui implique une prise de conscience des phénomènes pour mieux les comprendre et mieux les maîtriser.
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2. – QUEL RESPONSABLE POUR LA GESTION DES RISQUES DANS L’ENTREPRISE :

Vous êtes responsable d’une entreprise petite moyenne ou grande et vous n’avez personne pour gérer le risque et la sécurité de votre personnel comme dans les grandes entreprises. Au sein duquel il est primordial d’adopter une politique globale de gestion des risques par la mise en place d’une démarche sécurité ou encore mieux par la mise en place d’une démarche QSE (de qualité sécurité environnement).

Pour les petites et moyennes entreprise le recrutement d’un gestionnaire de risques professionnels à temps partiel peut être là solution économique la plus adéquate. Ou encore il est également possible de former un responsable déjà en poste.

Mais alors quel est le rôle du Gestionnaire de Risque et les qualités nécessaires de cette personne.
Il doit principalement identifier et quantifier le risque afin de proposer des solutions pour les réduire et de rentrer dans une démarche d’amélioration continue (ce qui est fait n’est plus à faire). De plus il est l’interlocuteur privilégié pour la gestion des couvertures adoptées principalement auprès des assureurs. Les missions sont donc nombreuses et nécessitent des qualités multiples :
– Il doit avoir un regard différent, extérieur et global, il doit donc avoir du recul. Pour cela il est préférable soit relativement indépendant des fonctions opérationnelles.
– Il doit être à même de comprendre tous les rouages d’une production.
– Pour la prévention, la communication étant primordiale, le gestionnaire de risque doit entretenir des contacts personnels et directs avec le terrain pour que la démarche soit comprise à tous les niveaux.
– Le facteur humain étant crucial, la sensibilisation du personnel doit être régulière.
– Il doit également pouvoir négocier et sélectionner les meilleures offres assurantielles. Des compétences juridiques, financières et commerciales sont alors nécessaires.

Ce profil de personne n’étant pas très répandu il est cependant possible d’être aidé par le responsable financier ou le comptable de l’entreprise.
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3. – LES MISSIONS ET OBJECTIFS.

La mission du gestionnaire est donc de donner à la Direction des outils d’aide à la décision afin de préserver l’ensemble des ressources humaines et matérielles dans un souci d’optimisation économique.

En résumé :
– D’Identifier les risques majeurs susceptibles d’affecter l’entreprise dans son patrimoine et son résultat.
– De fournir à tous le personnel la formation nécessaire pour réduire les risques.
– De négocier et gérer les couvertures financières d’assurance de l’entreprise.
– De superviser et simplifier les programmes d’assurance.

Les Objectifs :
– Evaluer :
entretenir une veille régulière.
Maîtriser : Il faut organiser et coordonnées les actions.
Sensibiliser : L’ensemble des acteurs doit être sensibilisé et encore mieux se sentir concerné que ce soit dans la prévention mais aussi dans la remontée des informations.
Financier : L’équilibre entre capacités d’auto couverture des risques et les avantages procurés par le marché de l’assurance doit être trouvé.
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4. – QUELS INTERLOCUTEURS, QUELLE INFORMATION, QUELLES ACTIONS ?

Les acteurs de la gestion du risque seront principalement :
La direction
– Les responsables financiers et/ou techniques.
– Les Directeurs d’usines et Responsables sécurité.
– La plupart des responsables fonctionnels.

Car il faut bien comprendre que le gestionnaire de Risques a aussi et surtout une mission transversale au sein de l’entreprise et des services.

La gestion de l’information :
Le gestionnaire de Risques doit pouvoir traiter et centraliser beaucoup d’informations de manière à :
– Identifier les dysfonctionnements.
– Mettre en place des actions correctives.
– Diminuer les coûts internes.

Les actions essentielles du Gestionnaire de Risques :
Gérer les incidents et les crises : avoir un système de gestion des incidents, de retour d’expérience et d’analyse des accidents du travail et incident.
Contrôler : La sécurité étant l’affaire de tous, il est nécessaire de vérifier la cohérence de l’ensemble.
– Communiquer : Pour atteindre une culture en matière de gestion des risques et ce à tous les niveaux.
– Négocier les contrats : Contrôler les prestations et réduire les coûts.
Optimiser le coût global du risque : Tenir compte du coûts des mesures de prévention et de protection, du coût des pertes conservées, du coûts de gestion de ces différents postes, etc.
Gérer les flux financiers.
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5. – INVENTORIER LES RISQUES.

Voici une liste exhaustive des risques que l’on peut rencontrer et auquel on ne pense pas :

Risques financier : hausse des taux d’intérêt, variations des prix des matières premières ; risque de change…

Risques liés à la production : Risques liés aux fournisseurs sur la qualité de l’approvisionnement. Risques physique et/ou humain sur les unités de production, risque politique, risque crédit, défaut de qualité, mauvaise utilisation du produit…

Autres risques : Risques liés au transport, à la fraude, détournement, vol, liés à la flotte automobile…

Les risques émanant de l’environnement portent sur :
– la réglementation
– le social
– le naturel (l’écologie)
– la politique
– l’économie
– la concurrence…
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6 – PREVENIR LES RISQUES.

Prévenir les risques implique de les traiter à la source mais aussi d’avoir une analyse du risque dés le début d’un projet, la solution la plus efficace est la moins onéreuse, malheureusement c’est la plus difficile à mettre en place.

La mise en place de la prévention passe par plusieurs phases :

– Analyser les risques (identification et quantification)
– Rechercher et proposer des solutions
– Maîtriser les risques (prévention et protection)
– Contrôler
– Procéder si nécessaire à un audit externe.
– Actualiser régulièrement le processus.
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7 – COUVRIR LES RISQUES.

L’objectif d’aider l’entreprise à faire face en cas d’événement imprévu, conçu à l’origine pour référencer un actif, sa nature évolue aujourd’hui vers un objectif de préservation du résultat.

Pour cela il y a plusieurs solutions à étudier :

– L’assurance (ou plus réellement le transfert de risque), tous les risques ne peuvent cependant être assurés car pour cela ils doivent être aléatoires, quantifiables et compensables au plan financier.
– La non-assurance (la rétention des risques), par cela on entend que l’entreprise supportera complètement le risque si il se réalise.

D’autres solutions sont encore envisageables et peuvent être étudiées.

Résumé : Guillaume COMTE
Source :AMRAE & CCI de Paris – Vous trouverez le rapport original bien plus long sur le site Internet de la CCI de Paris.

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